Poème écrit par Nicolas Caillaux :

Il est arrivé un soir par la cheminée,
A son atterrissage c’est elle qui est tombée.

Comme toute rencontre fortuite,
Celle ci commence trempée dans l’eau limpide.

Elle lui a caressé ses longs poils blancs,
Pour mieux les mélanger à l’encre noire.

Elle lui a présenté toutes sortes de matériaux,
Toile, papier, bois et tondo.
Il n’en voulait aucun.

Il ronronnait à l’idée de se faire les griffes sur ses tendres cuisses.
Il ne demandait qu’à être amadoué.

Au final elle l’a apprivoisé.
Ils ont voyagé et se sont inspirés des temples d’Indes et des jardins de l’Alhambra.

Mais comment ce simple pinceau a t-il pu faire valser les destins ?
On peut peindre longtemps, longtemps, mais surtout sûrement.

Si les couleurs disparaissent, ce n’est qu’au nom du droit d’ivresse.
Le lendemain les amants se réveillent et ils recommencent.

On peut peindre longtemps, longtemps et doucement.
Des cris sans peur, un chapeau qui parle, des monstres et des hommes.
Bienvenue au pays de Maude.